Jeudi 22 janvier 2009

              Je vis dans une lande sauvage et désertée 

                              Où le peuple des hommes n’ose pas mettre les pieds. 

                              Des bancs de brumes épaisses et fantomatiques 

                              Protègent ma retraite en ce lieu désertique. 

 

                              La nuit est silencieuse et chaude, 

                              Les genêts bruissent à mon passage 

                              Et les petites lucioles brodent 

                              Des constellations inconnues des sages. 

 

                              J’enfonce mes pieds nus avec délice 

                              Dans le tapis moelleux de la mousse. 

                              Baignées par la clarté de la lune rousse, 

                              Les fleurs de mes secrets ouvrent leurs fragiles calices. 

 

                              Cachée au milieu des fougères, 

                              Ma couche est un lit de bruyère 

                              A l’abri des grands arbres tutélaires. 

                              Les larmes de rosée me désaltèrent, 

 

                              Ornent mes cheveux longs et pâles 

                              D’un diadème de perles irisées. 

                              Point d’autre parure, à part un châle 

                              Et un doux parfum anisé. 

 

                              Parfois le bruit sec d’une branche morte 

                              Rompt le silence et m’avertit d’une présence. 

                              J’écoute les sons que le vent porte, 

                              Mais bientôt, je reconnais le pas de danse 

 

                              De ma blanche Licorne bien-aimée. 

                              Sa crinière brille comme des fils de soie 

                              Et sa corne d’or pâle torsadée 

                              Renvoie la lumière de Séléné sur les bois. 

 

                              J’ai toujours avec moi une pomme sucrée 

                              Qu’elle prend avec délicatesse, 

                              Parfois elle me laisse la monter 

                              Pour une course folle et débridée 

 

                              Jusqu’à la Pierre aux Loups. 

                              Galopant sans faiblesse, 

                              A se rompre le cou, 

                              Elle m’emporte et le vent fouette mon visage, 

                              Malmène mes cheveux, les mêle à sa crinière. 

                              Dans cet étrange et véloce équipage, 

                              Je ne dépasse jamais la lisière. 

 

                              Nous savons qu’il ne faudrait pas s’y risquer, 

                              C’est le territoire du peuple des hommes. 

                              Ils sont souvent sombres et mauvais, 

                              De leurs méfaits, je ne fais plus la somme. 

 

                              Ceux qui m’ont un jour aperçue 

                              M’appellent la Dame à la Licorne, 

                              Ceux qui m’ont un jour entrevue 

                              M’appellent la Fée du bois des ornes. 

Par louis
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Samedi 17 janvier 2009



Deux, 

Dieu, que de mots et de maux 

Evoque ce simple mot. 

Deux, 

Duo ou duel? 

Comment vider la querelle? 

Deux, 

C’est à la fois l’union 

Qui mène à l’unité 

Et la dualité 

Due à l’opposition 

De la complémentarité 

Deux, 

C’est le masculin 

Tout contre le féminin, 

C’est le ciel au dessus de la terre, 

C’est la douce lumière 

Qui fait de l’ombre aux ténèbres. 

C’est l’éternel dualisme interne 

Qui règle le comportement de tout être. 

C’est la loi contre le chaos, 

C’est la matière à l’opposé du vide. 

C’est le bas et le haut, 

C’est le vil et le beau, 

C’est le mystère que l’on voudrait limpide. 

C’est le bien et le mal, 

C’est la puissance du mâle 

Contre la grâce fragile. 

Deux, 

C’est ma bouche contre ta peau, 

C’est ta main dans mes cheveux, 

Ton souffle chaud 

Sur mon visage en feu. 

Deux, 

C’est le feu de mon âme 

Qui te communique ma flamme. 

Deux, 

C’est le rire et les larmes, 

C’est la paix contre les armes. 

C’est la joie et le drame. 

Quelqu’en soit l’enjeu, 

Finalement être deux 

Est un terrible jeu. 

Il faut parfois en payer le prix.

Par louis
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Jeudi 15 janvier 2009


Je t'emmènes aujourd'hui sur les bords d'une rivière de sa naissance

jusqu'au moment où elle devient un fleuve tranquille, on pourrait la comparer à un moment de tendresse entre deux êtres.

 

Tout d'abord, cela commence par des murmures, des bruissements dans l'herbe

folle d'un champ de montagne. Des petits filets d'eau que l'on ose à peine toucher de peur que cela s'arrête, ils serpentent timidement dans le pré et l'on se surprend à s'étendre à coté juste pour la contempler et s'emplir de cette fraîcheur toute douce. Le début de cette rencontre est un moment intense de sensibilité et de sensation . Puis le flux s'intensifie et commence à chanter en poussant de petits cris à chaque rocher rencontré, l'eau les a caressée doucement et eux pour ne pas qu'elle se blesse se sont fait tout lisses et certains se sont même recouverts de mousse pour la beauté du geste .

 

Mais le courant augmente doucement et l'on se laisse porter par ces douces

plaintes lascives qui nous bercent . Du bouts des doigts on la caresse et déjà des frissons de plaisirs nous envahissent. Et le lit s'élargit , et le courant

force , et la frénésie  du désir  augmente avec le bruit . L' appétit de découverte submerge tout le reste, les yeux ne sont plus assez grands pour admirer toute cette beauté, on voudrait se graver dans la mémoire chaque plainte, chaque pli, chaque frémissement, chaque instant pour pouvoir se les repasser sans cesse, et pouvoir améliorer le plaisir . Puis la rivière devient torrent et les plaintes et le soupirs ont fait place aux grondements et aux cris

Les rochers sont de plus en plus gros et ce combat amoureux entre la terre et

l'eau prend toute sa puissance, l'étreinte devient sauvage et le spectacle est saisissant . Ces deux entités emmêlées se cherchent et se caressent jusqu'au bouquet final en forme de cascade ou chacun explose sa joie et sa passion. L'eau jaillit et bondit de plaisir sans retenue, et les rochers forment un mur pour mieux l'aider à atteindre l'extase, le tout dans un bruit de tonnerre.

 

Alors l'eau peut se laisser aller à son bonheur en glissant paresseusement

sur les pierres de son lit qui lui chuchotent des paroles tendres et sucrées à l'oreille .

Par louis
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Dimanche 11 janvier 2009


Légende de la photo : plage de l hotel de la crique à ste marie madagascar

Vendredi , je me suis lâché , j'ai confessé mon sentiment ( enfin j'ai essayé) , je ne sais pas vous , mais moi je vis des instants magiques, j'ose espérer que vous vivrez la même chose un jour si cela n'est déjà fait.
Cette sensation unique, de se sentir juste bien , au delà de tous les mots superlatifs , des cris du coeur , des angoisses , et des pleurs, juste se SENTIR bien, même sans fermer les yeux, voir un doux visage orné d'un superbe sourire , caresser des cheveux doux et soyeux, sentir un souffle chaud et léger contre son torse velu et viril ( heu non enfin par trop velu , et surement viril en rêve) . Ecouter une voix qui chante à vos oreilles comme un chant d'oiseaux de paradis, comme elle vous le dit , elle pourrait vous lire l'annuaire que ce chant serait toujours aussi beau , avoir ENVIE d'aimer , avoir ENVIE de trembler de  douce sensation, vous savez quand cela vous fait trembler à l'intérieur , et que l'on croit d'ailleurs parfois que son coeur va exploser , que les larmes qui vous viendraient aux paupières sont des torrents de joies , quand vos mains tremblent car elles ont un corps si fragile et merveilleux à protéger , que vous n'oser dire le moindre mot ou faire le moindre geste des fois que le reve s'arrête et que tout se brise , que les mots ne sortent plus car une boule immense vous envahit et que même un ' JE T'AIME' semble tellement futil par rapport à ce que vous ressentez .
Voilà , j'ai encore sévit, j'ai toujours le genou à terre, la main sur le coeur, oui je sais c'est DEPASSE me direz-vous , mais c'est ma manière d'aimer une rose aux yeux de nuit de pleine lune au coeur de coucher de soleil , un fée si douce .


Par louis
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Dimanche 11 janvier 2009
Pour une fois, je vais vous faire un article un peu sérieux ( un peu seulement ), nous vivons quand même un monde étonnant , des milliers de gens sur notre planète meurent de faim et dans nos pays dits ' développés' nous nous battons pour réduire et quotatiser les productions, le sport , le football entre autre (je ne suis pas fan mais bon ) qui devrait être vu en tant que loisir ou mise en evidence de la bonne condition humaine, devient captif des sponsors et donc nous voila réduits à regarder des matchs navrant ou des joueurs risquent tout bonnement leur vie pour sainte rediffusion, des gens s'entretuent pour des convictions certainement justifiées mais surtout en s'appuyant sur la religion qui qu'elle quelle soit à toujours proner la non violence . Des malheureux banquiers, de pauvres capitaines des plus grandes industries de part le monde pleurent auprès des gouvernements et obtiennent larges subventions et même que vous allez bien voir un impot supplementaire fleurir d'ici la fin de l'année pour aider l'automobile à évoluer .
Alors que l'on devrait redistribuer les excédents de production alimentaires, que l'on en devrait pratiquer un sport QUE si les conditions climatiques le permettent , que l'on devrait tout faire pour que cessent le combats OU qu'ils soient !! Et que nos chères grandes entreprises mondiales débordants de bénéfice auraient pu mettre un peu plus d'argent dans la recherche et le développement que dans la bourse.
On nous dit vouloir régenter les marchés financiers, les revenus des grands patrons , les conflits , alors brulons le plus gros cierge qu'il y a au monde pour se faire pardonner de TOUS CES GROS MENSONGES !!!!!
que l'on arrête de nous prendre pour des gentils spectateurs à un spectacle bien triste de guignols !!!!! le p'tit canut mérite un peu de respect , comme nous d'ailleurs !!!!!
Voilà , point de jurons point de menaces, juste une prière !!!! avant que les armes ne parlent encore !!!!
Par louis
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